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Histoire de la commune

Essômes-sur-Marne s'est successivement dénommée entre autres appellations, Sosma au VIIe siècle, Osmensi, Essaulme, Soma (en 1169), Essôme (en 1318), Essosmes (en 1664), avant de prendre l'orthographe que nous lui connaissons aujourd'hui.
Il existait au moyen-âge à Essômes un vieux fort dont une chapelle avait été confiée à dix chanoines séculiers. En 1090, Hugues de Pierrefonds en avait fait un chapitre régulier de l'ordre de Saint-Augustin. (Voir les vitraux de l'abbatiale, retraçant la vie de Saint Augustin). Cette communauté devint si florissante qu'elle compta en 1150 cent chanoines.
C'est sous l'impulsion de cette communauté que fut posée la première pierre de l'abbaye qui sera défendue par 4 canons, 32 arbalètes et 4 tours gardées jour et nuit.
L'abbatiale Saint-Ferréol fut construite au début du XIIIe siècle ; elle fut endommagée par la guerre de Cent Ans et connut un grave incendie en 1429.

Abbatiale d'Essômes se situe aujourd'hui au coeur même du village

L'abbatiale subit aussi des dommages lors de la période révolutionnaire : transformée en magasin de fourrage elle ne retrouva sa destination religieuse (le culte catholique) que le premier dimanche de l'avent de 1799.

Autre élément important du patrimoine communal, le temple de Monneaux est le symbole de la présence protestante depuis les tous premiers temps de la Réforme (début XVIe siècle).
Les premiers protestants s'installèrent à Monneaux en 1546, fuyant les persécutions qui se produisent dans la région de Meaux.
Malgré les persécutions (Saint-Barthélémy 1572), révocation de l'Edit de Nantes (1685), la foi protestante demeura présente sur le hameau de Monneaux.

Temple protestant situé dans le hameau de Monneaux. Il a la particularité d'avoir un coq au sommet de son clocher.

En 1792 on assista à la construction du temple; le clocher fut lui édifié en 1862.
En savoir plus: Article paru dans "Autant en Emporte la Marne" n° 382

La commune d'Essômes fut très marquée par le premier conflit mondial (1914-1918).

Vue de la mairie d'Essômes-sur-Marne après les bombardements de 1918.
Photographie de presse de l'agence Meurisse, 1918.(source gallica.bnf.fr)

Voir l'expo-photo organisée à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2014.

Histoire des milieux libres de Vaux et Bascon

VAUX et BASCON
deux milieux libres au début du
XXème siècle

C'est à Vaux, hameau de la commune d'Essomes-sur-Marne, qu'eut lieu la première expérience de vie communautaire anarchiste en France, sous le nom de Milieu Libre de Vaux.

En 1902 des militants anarchistes, fatigués de passer des soirées à parler de la société future, constituent une "Société instituée pour la création et le développement d'un milieu libre". Ils espèrent, par cette tentative, aider à prouver aux hommes que c'est dans le communisme libre qu'il est nécessaire de rechercher le bonheur individuel. Il faut d'abord réunir un grand nombre de sociétaires s'engageant à souscrire selon leur volonté et leurs facultés afin de créer un Milieu Libre. Grâce à la proclamation dans les journeaux anarchistes les co-sociétaires sont 250 environ à la fin de 1902. Ceux qui veulent tenter l'expérience constituent un deuxième groupe. Le principe fondamental de l'expérience est : chacun produira selon ses forces, chacun consommera selon ses besoins.

C'est donc à Vaux, hameau de la comune d' Essomes-sur-Marne, près de Château-Thierry, que va s'établir le Milieu Libre. C'est en France la première expérience de ce genre et la seule qui ne fut pas éphémère. Pourquoi Vaux ? parce que dans ce hameau vivait un homme de 69 ans, le père Alphonse Boutin, qui, s'enthousiasma à cette idée d'une vie idyllique de communisme et de camaraderie et offrit sa maison et deux hectares de terre pour permettre aux nouveaux colons de réaliser leur idéal commun, à condition de participer à l'expérience.

Le Premier colon arriva en janvier 1903, c'était un cultivateur breton. En mars, Georges Butaud, le promoteur du mouvement et sa compagne, Sophie Zaïkowska arrivèrent à leur tour.

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Un bulletin mensuel était imprimé à la colonie. On y apprend qu'il y a 13 colons en mai 1904. Pour assuer leur existence ils pratiquaient l'agriculture mais ils avaient aussi une petite fabrique de bonneterie et un atelier de tailleurs. Des écrivains venaient encourager la colonie par leur présence et leurs articles dans la presse, ce fut le cas de Lucien Descaves, Elisée Reclus, Maurice Donnay .... Georges Butaud cite même, dans une conversation avec Georges Navel, la venue , à bicyclette, en 1903 de Lénine qui se trouvait temporairement à Paris pour des conférences. Par la suite des désaccords survinrent à la colonie au sujet de la gestion. Boutin partit. En 1905 il n'y avait plus que 7 colons : quatre hommes, deux femmes et un enfant. En fevrier 1907 la société Le Milieu Libre fut dissoute. Le journal anarchiste Le Libertaire essaya d'en tirer les leçons : "L'intolérance et l'autoritarisme sont les principaux facteurs de discorde et de désunion. C'est l'esprit bourgeois qui subsiste jusque dans le Milieu Libre, le sale état d'âme consistant à critiquer ce que fait le voisin, à mesurer son effort, à peser son travail et à discuter sur la somme d'activité de pensée." La conclusion est sans appel selon le journal anarchiste : " Dés qu'on oublie la formule De chacun selon ses forces on retombe forcément dans le plus sale patronat ou dans le plus puant collectivisme."

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Après l'échec du Milieu Libre de Vaux en 1907, une nouvelle tentative va avoir lieu en 1911, à 800 mètres de Vaux, à Bascon. Cette nouvelle tentative de Milieu Libre ayant des difficultés va prendre très vite une autre orientation. Elle va devenir la colonie naturiste et végétalienne de Bascon.

Elle est toujours initiée par Georges Butaud qui crée même une Société végétalienne communiste. "Il s'agissait de quitter le travail salarié et de vivre sur un lopin de terre en Robinsons." Les colons suivaient scrupuleusement un régime exclusivement végétalien selon les recommandations du docteur Paul Carton. L'un des colons, Louis Rimbault, anarchiste végétalien, y inventa un véritable aliment complet composé de 34 variétés potagères, une salade qu'il appela la Basconnaise. Cette salade était aussi servie aux Foyers Végétaliens de Paris et de Nice.

Louis Rimbault, cliquez pour agrandir Foyer Végétalien, cliquez pour agrandir

Deux écrivains anarchistes ont séjourné un certain temps à Bascon : Héléne Patou et Georges Navel. Il y eut aussi des visites de Raymond Duncan, de sa soeur la danseuse Isadora Duncan et du philosophe anarchiste Han Ryner. C'est surtout de 1919 à 1926 que de nombreux adeptes affluèrent à Bascon. Certains venaient de l'étranger comme l'ingénieur et inventeur Victor Lorenc, propagandiste du végétalisme et de l'anti-alcoolisme. Il vécut avec Georges Butaud et Sophie Zaïkowska. La colonie cessa sa pleine activité en 1931 mais continua sous forme de colonie végétarienne de vacances, centre naturiste et auberge de jeunesse "La Basconnaise" jusqu'en 1951. Un colon original, Jean Labat dit Godec, arrivé à Bascon en 1919, a laissé des souvenirs dans le voisinage. Il allait, le vendredi, sur la place du marché de Château-Thierry. Il photographiait les personnes qui le désiraient moyennant quelques francs et vendait des cartes postales de la colonie. A cause de sa barbe hirsute, de sa longue chevelure et du fait qu'il se promenait nu-pieds,vêtu reès légérement, il était surnommé Jésus-Christ.

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Il excitait évidemment la curiosité de tous et développait ses théories sur le végétalisme, la nocivité du tabac et de l'alcool.......
Une violente dispute à Bascon avec un autre colon d'origine serbe, Dragolioub Ilitch fut à l'origine de sa mort en 1938.

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Source : Tony Legendre : Expériences de vie communautaire anarchiste en France (Vaux-Bascon)
Les Editions Libertaires-2006


Morts pour la France

Monsieur Bernard Martin, né à Château-Thierry et habitant dans la commune depuis de nombreuses années, a effectué un recensement minutieux de toutes les sépultures liées aux deux dernières guerres mondiales. Tout a commencé, à l'âge de la retraite, par une recherche sur la disparition de son père Louis Martin déporté en Juillet 1944. A cette occasion il a pris contact avec l'association "2000 histoires de mon village". Il s'est ainsi dédié à la recherche des sépultures des enfants de la commune d'Essômes "Morts pour la France".
Il partage ici le fruit de ses longues recherches.

19141914-19651915191619171918Sépultures de Morts pour la FranceFermer le tableau
Morts pour la France -Essômes- 1917

Morts pour la France en 1917
Enfants de la commune inscrits sur le Monument aux Morts d'Essômes-sur-Marne
NOM PRENOM DATE DE NAISSANCE LIEU DE NAISSANCE REGIMENT MORT à DATE
LEPREUX Gaston Jules Alphonse 16 mars 1877 Essômes-sur-Marne 267° R.I. Cormicy 51 4 avril 1917
HENRY Roger Robert 25 mars 1888 Essômes-sur-Marne 132° R.I. Berry-au-bac 02 18 avril 1917
CRESSEAUX  Maurice 3 septembre 1890 Essômes-sur-Marne 8° sect. C.de F  Château-Thierry 28 mai 1917
BEAUMONT  Jules Victor 17 mars 1884 Marigny-en-orxois  268 R.A. La-côte-au-poivre 55 7 août 1917
PIERRON Georges 9 février 1885 Le Baizil 51 38° R.I. Côte 304   Verdun 55 18 août 1917
LOBET Lucien 3 octobre 1896 Essômes-sur-Marne 154° R.I. Louvemont 55 20 août 1917
CRESSEAUX  Maxime 18 décembre 1894 Essômes-sur-Marne 83° R.I. La Croix-sur-Meuse 55 21 août 1917
VERON André Eugène 27 décembre 1881 Essômes-sur-Marne 267° R.I. Beaumont 55 6 septembre 1917

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